Photographier un patrimoine invisible
La plupart des mines présentées ici sont plongées dans une obscurité totale. Chaque photographie est réalisée en pose longue à l’aide de techniques de light painting permettant d’éclairer progressivement les galeries, les chambres d’exploitation et les vestiges laissés par les mineurs.
Cette approche restitue les volumes réels des cavités sans chercher à modifier leur architecture. Les couleurs visibles sur les photographies proviennent principalement des différents minerais, de l’oxydation des roches, des dépôts calcaires ou des éclairages utilisés lors de la prise de vue.
Au-delà de leur aspect esthétique, ces images constituent également un témoignage sur un patrimoine particulièrement fragile, soumis au temps, aux effondrements et aux transformations naturelles.
Des exploitations très différentes
Toutes les mines ne se ressemblent pas. Les techniques d’extraction, la géologie et l’organisation des travaux variaient selon le minerai recherché.
Cette galerie rassemble notamment des photographies réalisées dans d’anciennes exploitations de :
- cuivre ;
- fer ;
- bitume ;
- schiste bitumineux ;
- wolframite ;
- bauxite.
Chaque site possède une histoire particulière, des méthodes d’exploitation propres et une identité visuelle unique que la photographie permet de mettre en valeur.
Entre mémoire industrielle et création artistique
Ces photographies ne cherchent pas uniquement à documenter les lieux. Elles proposent également un regard artistique sur des espaces rarement accessibles au public.
Les galeries, les machines abandonnées, les fronts de taille et les concrétions créées par des décennies d’infiltration d’eau composent des paysages souterrains parfois monumentaux, parfois intimistes, qui témoignent autant du travail des hommes que de l’évolution naturelle des cavités après leur abandon.
À travers cette série, l’objectif est de préserver la mémoire de ces sites tout en révélant leur dimension esthétique, souvent ignorée depuis la fermeture des exploitations.